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Le goître est une augmentation de volume, souvent visible, de la glande thyroïde. Il s’agit d’une affection extrêmement fréquente touchant entre 200 et 800 millions de personnes dans le monde. Cette maladie est souvent familiale. Elle est près de quatre fois plus fréquente chez la femme que chez l’homme.

Causes possible

Plusieurs facteurs peuvent favoriser l’apparition d’un goitre.
* Un déficit en iode (carence alimentaire). L’iode est un oligo-élément, constituant obligatoire des hormones thyroïdiennes.
* Le tabac est un facteur de risque de goitre.
* La synthèse des hormones thyroïdiennes peut aussi se faire de façon imparfaite par suite d’un déficit enzymatique congénital.
* Certaines maladies thyroïdiennes provoquent également des goitres : la maladie de Basedow, la thyroïdite de Hashimoto ainsi que d’autres thyroïdites.
* Acromégalie.

Diagnostic

Un goitre se manifeste par un gonflement de la région antérieure du cou.
Le diagnostic repose sur la palpation du cou : une glande thyroïde est considérée comme goitreuse lorsque chaque lobe latéral a un volume supérieur à la dernière phalange des pouces du sujet examiné.
Différentes classifications définissent différents grades de goitre. Celle de l’OMS:
* grade 0 : une thyroïde non palpable et non visible. C’est le cas normal ;
* grade 1 : goitre palpable mais non visible lorsque le cou est en position normale, même si l’hypertrophie de la thyroïde n’est pas visible. Les nodules thyroïdiens dans une thyroïde non hypertrophiée entrent dans cette catégorie ;
* grade 2 : un gonflement du cou qui est nettement visible lorsque le cou est en position normale et est cohérent avec une thyroïde hypertrophiée à la palpation du cou ;
* grade 3 : un gonflement du cou si important qu’il est visible à une distance de 30 mètres.

On étudie parfois le goitre par une échographie cervicale qui visualise les lobes thyroïdiens et recherche des nodules, précisant leur taille et leur aspect liquidien (kyste) ou solide.
Une scintigraphie thyroïdienne peut se révéler nécessaire pour étudier le fonctionnement de la glande. Une étude cytologique des nodules par cytoponction (aspiration à l’aide d’une aiguille fine) est parfois réalisée. Enfin, le dosage des hormones thyroïdiennes révèle une éventuelle augmentation ou une diminution de celles-ci.

Évolution et Traitement

Spontanément, un goitre peut rester de petite taille ou augmenter de façon régulière et entraîner à terme des signes compressifs. Il peut aussi diminuer de volume comme dans certaines thyroïdites.
Un goitre peut en outre devenir toxique en sécrétant des hormones thyroïdiennes de façon excessive, et entraîner alors une hyperthyroïdie. Il peut aussi évoluer vers un déficit en hormones thyroïdiennes.
Le traitement est proposé en fonction de cette évolution et de la cause du goitre :
* apport d’iode exogène en cas de carence, traitement qui fut possible après la découverte de l’iode par Bernard Courtois ;
* administration d’hormones thyroïdiennes en cas de synthèse déficiente de celles-ci ;
* thyroïdectomie ou ablation de la thyroïde en cas de présence de signes de compression, de malignité, ou bien dans certains cas d’hyperthyroïdie.

Le traitement hormonal freinateur par hormones thyroïdiennes (thyroxine) peut faire diminuer le goitre s’il n’est pas fibreux. Il est indiqué dans les troubles de l’hormonogénèse. La chirurgie est nécessaire si le goitre est volumineux, compressif ou gênant et ne réagissant pas au traitement médical.

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